A l’école Jean VILAR...
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dimanche 20 mars 2016
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Brèves
Le jeu de Mélia
mardi 25 mars

En salle informatique, pendant l’étude du mardi soir, nous avons cherché un jeu amusant que l’on pourrait conseiller aux élèves du cycle 3.
D’après nos recheches, il me semble que le meilleur jeu est " MA BIMBO ". C’est un site pour filles : il faut relever les défis ( nourrir, habiller, jouer,rempllir les objectifs de notre personnage...). Vous verrez on s’amuse beaucoup, on gagne des bimbos d’or et des bimbos attitude. 
Pour arriver sur le site,vous pouvez cliquer sur http://www.ma-bimbo.com/
A vos claviers !

wallpaper ma-bimbo 06

 

 

 
Madame Challande est en stage
mardi 11 mars

Notre maîtresse est en stage du 3 mars au 21 mars pour une formation en histoire/géographie et anglais et elle participera à un projet "arts plastiques ".

Monsieur Dallery est notre remplaçant pendant le stage de notre maîtresse. Il est impressionnant mais gentil.

Melia Benyoub

 
Randa se présente
mardi 4 mars

Je m’appelle Randa. J’ai 12 ans et j’ai 5 soeurs, 1 frère et aussi ma mère et mon père. Je travaille à l’école Jean Vilar. A bientôt...

 
Déjà les piles ...
jeudi 24 janvier

Vous savez que nous devons nous préoccuper de tout ce qui concerne la survie de la planète, l’écologie et le développement durable pour que nos enfants puissent espérer vivre dans un monde plus sain et moins dangereux . Notre école essaie de sensibiliser les gamins à cette démarche d’avenir et d’espoir : pour commencer , nous vous proposons de récupérer vos piles usagées, les stocker et les faire parvenir à un centre de recyclage des déchets. C’est un petit geste mais c’est un début...Merci de votre participation à cette action de prévention . 
( avant de nous décider on a beaucoup hésité entre les piles ou les faces..).

 
Bientôt Carnaval !
jeudi 24 janvier
Bientôt le défilé ! Commencez à penser aux déguisements, aux accessoires, aux perruques et au maquillage ! Des couleurs de partout ! Et un bonhomme qui périra dans les flammes... 
   
 
Les ficelles du métier.
mercredi 9 mai 2007
par Gilbert Giraud
popularité : 17%

Les ficelles du métier, l’expérience, la bouteille.

   
Chaque profession a ses rites, ses règles, ses habitudes, ses coutumes, ses traditions, ses rituels, ses grigris, ses talismans.... En plus quand la profession, c’est professeur ....
On entend souvent l’expression "c’est un métier !"pour signaler les difficultés de tel emploi et l’impossibilité de bien le réaliser pour un quelconque passant. Chacun a ses petits trucs, ses combines, ses petits secrets, ses coups de magie... mais chacun ne veut pas toujours révéler ses ficelles comme l’amateur de champignons qui ne dit rien sur son bosquet aux cèpes.

Dans une école, les ficelles sont bien mieux partagées : il s’agit, là encore, du travail en équipe et de la cohérence des pratiques.

   

Un exemple, les déplacements dans les escaliers :

Pour l’école Jean Vilar la question se pose de façon cruciale puisque les locaux sont répartis sur 2 bâtiments de 2 étages . Pour chaque enseignant, en comptant les entrées et les sorties, les récréations, on arrive à un total de 4 montées et 4 descentes des escaliers.
On peut imaginer qu’une certaine philosophie autogestionnaire anarcho-libertaire prône la liberté de circulation et que les adeptes de cette théorie laissent leurs enfants déambuler tranquillement  : il est évident que cela réclame un degré d’autonomie qu’il est difficile d’acquérir à l’âge des écoliers du primaire. En tout cas, il y a fort à parier que les chutes, les bobos, les bousculades, le niveau sonore seraient largement au-dessus du seuil d’alerte. De plus, si d’autres classes adoptent une attitude plus responsable, la cohérence n’existe pas et les élèves auront du mal à cerner les contraintes, les règles, les repères en voyant d’autres camarades qui ne respectent absolument pas les termes du règlement (avec l’assentiment de leur enseignant).
Alors l’école discute de la question et adopte une attitude claire, ferme et cohérente : avec les élèves, on monte à droite et on descend à droite (dans l’escalier) ce qui permet donc, en toute logique que 2 classes puissent se croiser sans encombres.

     
La règle est fixée, elle est expliquée, elle est discutée (entre collègues et avec les gosses), elle est validée, elle est appliquée. Cela peut ne pas être considéré comme une ficelle de métier mais plutôt comme une contrainte purement répressive, autoritaire et esclavagiste : eh bien non ! L’enseignant qui participe à une réflexion commune, à une discussion ouverte, à une décision partagée, à une mise en place collective, est impliqué, de fait, dans une démarche globale avec ses collègues avec, en point de mire, une amélioration du fonctionnement de l’école...

Dans des tas de domaines de la vie quotidienne de l’école, chacun de nous se trouve dans des situations où le comportement individuel est important.

     

Exemple, un petit accrochage entre collègues : (bien sûr, ça peut arriver..).
Un collège est dans la cour de récréation et surveille les enfants : il attend son "second" pour constituer le groupe des 2 surveillants. L’autre collègue, pour telle ou telle raison, arrive avec quelques (7 ou 8) minutes de retard. La tension est montée, les nerfs sont en pelote, les joues sont rouges et les cheveux en bataille : le premier pédago va reprocher au second son retard sur un ton un peu appuyé, le second répond avec fermeté, chacun s’enflamme... et les gosses sont spectateurs ! Et que pensent-ils ? Que leurs enseignants se disputent et ils choisissent leur vainqueur.... Autrement dit, pour éviter une situation devant les enfants (qui manquent parfois de nuance), aucun grief ne doit être énoncé en présence des enfants, sous peine d’aggravation du problème.


    

(les 7 photos précédentes -en noir et blanc- sont des tirages années 1950/60 du photographe Robert Doisneau qui a donné son nom au lycée de Vaulx)

L’oreille : la tirer mais la tendre aussi ...
Dans une journée, un enseignant aura souvent l’occasion de faire certaines remarques à des élèves. Il arrivera sans doute un moment où il va "tirer l’oreille" de l’un d’eux : l’enfant méritait une remarque, le point a été mis sur le i, l’oreille a été tirée (au figuré encore)... Rien d’anormal . Par contre, l’enseignant saura revenir un peu en arrière en "tendant l’oreille" au petit étourdi qui comprendra à ce moment-là que le maître ne lui en veut pas. Et tout repart....

Les yeux baissés ou pas ?
Un petit exemple qui prête parfois à confusion dans la relation avec un gosse et qui doit faire l’objet d’une adaptation réfléchie.
Une enseignante est en train de corriger un élève pour une faute commise en récréation : elle le dispute, elle explique, elle argumente et le gosse reste les yeux baissés. La maîtresse lui dit " tu peux me regarder quand je te parle" . Mais petit Hic, dans sa famille ce gamin n’a pas le droit de regarder dans les yeux quand il est réprimandé. Dans certains pays, dans certaines cultures, il faur rester les yeux baissés sinon cela est considéré comme un défi à celui qui dispute. Autrement dit, l’enfant peut se retrouver un peu écartelé entre deux attitudes et ne pas savoir comment réagir . Notre comportement d’enseignant doit nous conduire à adapter notre conduite : on demande une fois de ne pas rester les yeux baissés et si l’on perçoit que l’enfant est hésitant, on n’insiste pas.... Mais on continue à lui causer de l’incident de la récré...



 

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