A l’école Jean VILAR...
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Les premières pierres.
lundi 23 avril 2007
par Gilbert Giraud
popularité : 1%

Les premières pierres, histoire de l’école Vilar.

Autrefois, sur le site actuel de notre groupe scolaire, les marécages étaient les seuls terrains visibles . Il faut se souvenir que Vaulx-en-Velin était souvent innondée sur toute la commune jusqu’aux années 1890 : une énorme digue a été construite (où se trouve actuellement la Rocade Est) afin de protéger la ville, le Bourg comme on disait, des nombreux débordements du Rhône.

La commune rurale et agricole très proche du centre de Lyon devenait très intéressante pour un développement de toute l’agglomération lyonnaise. La banlieue Est commençait à sortir de terre (et de l’eau).

Comme partout en France, la très forte augmentation de la population a conduit à une vague gigantesque de travaux, de constructions de logements, de créations de quartiers. Dans les années 1960 à 1970, plusieurs villes ont connu de très gros changements d’urbanisme, d’habitat, de conditions sociales. Vénissieux, Vaulx et Rilleux passaient de l’aspect de gros villages à des villes en pleine expansion : d’années en années la demande était plus forte.
Sur Vaulx la ZUP a été engagée en 1971 : la Zone à Urbaniser en Priorité devait permettre le logement de milliers de familles dans des habitations HLM (à loyers modérés) sur un territoire précis. Les immeubles "montaient comme des champignons" et les écoles étaient construites en fonction du nombre d’allées et d’étages.

Notre école fut la deuxième à être construite sur la Zup, juste après le groupe scolaire Angélina Courcelles et juste avant l’école Youri Gagarine. La première ouverture de l’école s’est effectuée officiellement le 01 septembre 1973 : au tout début huit classes, puis 11 en novembre puis 14 en janvier et 17 en mai. Rien n’était simple pour organiser l’école avec tous ces changements et ces nouvelles inscriptions.
A cette époque-là le groupe Vilar comptait 2 écoles : Jean Vilar A et Jean Vilar B qui correspondent à "côté jardin" et "côté cour" que nous employons maintenant.

Une parenthèse.....
Pourquoi "côté cour" ?
Dans une salle de théâtre, lorsque les comédiens sont face au pubic le côté cour est à droite, le côté jardin est à gauche.
En hommage à Jean Vilar, homme de théâtre, nous avons choisi ces 2 appellations.
(Sans doute si l’école s’était appelée "Eric Tabarly" nous aurions opté pour Babord et Tribord.... )

Vilar A et Vilar B
Le groupe élémentaire était donc divisé en deux écoles et chacune avait son directeur : Mr Francis Anglade pour A et Mme Nelly Anglade pour B. Pour la rentrée de septembre 74, Nelly avait choisi de rejoindre son mari en tant qu’adjointe (au CM2) et Mr Lux était donc nommé à sa place pour la direction de Vilar B. Les choses changeaient tellement vite que Mr Lux fut nommé à l’école Gagarine qui ouvrait ses portes et que Mr René Beauverie fut alors le nouveau directeur de Vilar B en cours d’année.
Entre les deux cours, entre les deux écoles, les relations n’étaient pas très étroites et les enseignants se connaissaient seulement de vue : bien sûr les projets communs n’existaient pas et chaque école avait son propre fonctionnement...Les anciens élèves de cette époque se souviennent des petites animosités entre A et B, "je suis de Vilar A", "toi tu es de B"... Les constructions d’allées occupaient de plus en plus le territoire, les équipements publics et les commerces voyaient le jour, le Mas du Taureau s’installait. Tous ces bouleversements dans l’urbanisme s’accompagnaient de changements sociaux et économiques, de déracinements, d’identité, d’habitudes quotidiennes et tout cela conduisait à un climat qui manquait de calme, de sérénité. Petit à petit, la Zup a commencé à se stabiliser, à s’identifier, à se positionner, à se faire reconnaître, à s’intégrer à la commune qui changeait de visage au fil des mois. La diversité sociale et culturelle de la population apportait à Vaulx une nouvelle étape de son histoire : la ville avait déjà connu une vague d’immigration avec des travailleurs espagnols, italiens, polonais, portugais venus pour les usines Rhône-Poulenc, quartier de la Soie (au sud de la commune).

Les écoles Luther King, Garcia Lorca, Makarenko sortaient de terre et nos effectifs continuaient à grimper. Ceux qui trouvent aujourd’hui que notre école est "une usine" de 13 classes auront un peu de mal à imaginer qu’en 1978 plus de 650 élèves gambadaient dans les cours et que 22 classes les accueillaient... Une moyenne de 29,56 enfants par classe....(on hallucine !!). Et pourtant, comme l’a montré ce cher Galiléo, elle tournait...
Tout se mettait en place grâce à la motivation, au dynamisme des collègues mais aussi la ville de Vaulx-en-Velin qui s’investissait déjà beaucoup dans tous les domaines de l’enfance, l’éducation, la jeunesse, la scolarité, le sport et la culture.

Dans les années 1983 et 1984 apparurent sur le quartier l’école élémentaire Jean Jaurès et la maternelle Andrée Viénot. Les effectifs de nos classes étaient encore élevés mais la création de deux nouvelles structures scolaires a permis une meilleure répartition des enfants du secteur.
En 1987, les écoles Luther king, Jean Jaurès et Jean Vilar ont déposé un "Projet De Quartier"intitulé Pot Caron (du nom du secteur cadastal) . Ce projet validé par l’IEN et soutenu par la Mairie a permis une concertation plus étroite entre les 3 groupes scolaires, des actions communes sur la lecture, la relation avec les familles et les sciences.

Durant toutes ces années, la Zup poursuivait son ascension et de nouveaux équipements voyaient le jour : la salle Jara, le centre social du Mas, la tour d’escalade, la crèche, le Planétarium, le cinéma les Amphis, la bibliothèque Pérec, la MJC, le centre culturel, le Palais des Sports, le centre commercial du Grand Vire. La population continuait à augmenter, les écoles ne manquaient pas d’élèves...Les événements de 1990-91 dans les banlieues, les émeutes dans les quartiers ont provoqué de sérieux changements dans le climat social de la ville. Des habitants ont souhaité quitter la commune et le phénomène de ghettoïsation s’est installé petit à petit grâce à des offices HLM peu soucieux de mixité sociale ou économique : les questions de sécurité, de précarité, d’exclusion se poszaient de plus en plus fortement et la municipalité luttait avec énergie pour compenser les manques, les lacunes et satisfaire les besions de la population.

En 1992, notre école fut globalisée : le départ de Mr Francis Anglade, directeur de Vilar A, poussa l’inspection académique, en accord avec la Mairie, à réunir les deux écoles pour créer l’ECOLE JEAN VILAR, ni A ni B...

La fermeture de l’école Jaurès en 1994 a provoqué quelques chamboulements dans le quartier car les habitants avaient pris leurs habitudes . Les 4 classes élémentaires furent dispersées : 1 à l’école Gagarine et 3 pour nous. Les effectifs par classe remontaient et les conditions matérielles subissaient de nombreuses secousses. A la place du groupe élémentaire Jaurès, la Mairie installa l’Equipement Jaurès avec l’association "Le Monde Réel" qui fonctionnait en Centre Social adapté...
Les difficultés socio-économiques des habitants conduisaient à des départs qui n’étaient plus compensés par des arrivées : les effectifs baissaient et le nombre de classes diminuait. De nos jours la Mairie a entrepris un immense projet de restructuration de l’urbanisme sur la commune (Zup et village) et cela va conduire à certaines démolitions d’immeubles avant la reconstruction d’autres bâtiments. Les travaux vont s’échelonner jusqu’en 2014...dans un premier temps .

 

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