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Les inondations, les crues du Rhône.
mercredi 5 mars 2008
par Gilbert Giraud
popularité : 4%

 

Les inondations, les crues du Rhône.

 L’histoire de notre ville est intimement liée aux caprices du Rhône et aux gigantesques inondations qu’il a pu provoquer. Aujourd’hui , les digues permettent aux habitants d’être rassurés et les dégâts liés aux risques potentiels sont sans commune mesure avec les catastrophes d’antan.
La ville de Vaulx (au temps où elle était un gros village) a connu de nombreux changements dans sa typographie : le Rhône a plusieurs fois provoqué des cassures dans le territoire communal et cela a eu parfois des conséquences importantes. Par exemple, la commune a été rattachée pendant une longue période au département de l’Ain.
La crue la plus importante a eu lieu en 1856 : le village entier sous les eaux (tout Lyon aussi) et des dégâts considérables sur toute la zone maraîchère.

Une des constantes de l’histoire de Vaulx-en-Velin est la lutte contre les inondations du Rhône et pour l’assainissement des marais. Des travaux furent entrepris au XVIIe siècle (ordonnance d’Henri IV) et surtout entre 1863 et 1870 ; l’assèchement de 9 000 hectares d’étangs permit de réduire le paludisme. Un lieu-dit du village, "En Palud", en garde le témoignage.

Entre 1879 et 1882, la construction de la digue St Jean Villeurbanne/ Vaulx va protéger le village des inondations.

Une longue et difficile histoire s’écrit entre Vaulx et le Rhône. Une histoire de crues, d’endiguement, de terres inondées et parfois perdues.

C’est le cas en 1698, lorsqu’une crue exceptionnelle raye de la carte 62 ha de terres vaudaises. Ce qui déclenche la venue du Commissaire royal car les représentants de la commune se plaignent d’impositions trop lourdes. L’officier établit alors un recensement des feux et conclut à la pauvreté de la localité.

Le 18è siècle ne fut pas plus tendre. Les plus importantes crues ont lieu en 1711, 1756, 1778 et 1789.

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On connaît mieux les colères du fleuve majeur au 19è siècle. Qu’il nous suffise de citer les inondations de 1840, 1845, 1846 et 1856.

Pour tenter d’endiguer les eaux du Rhône, un premier projet de canal de dérivation, de Jonage à la Guillotière, est esquissé sous Napoléon. Mais la chute du Premier Empire entraîne l’abandon du projet pour ne réapparaître qu’à la fin du 19è siècle.

La construction du canal sera réalisée entre 1894 et 1899. Le canal de Jonage était né. La prise d’eau du canal se fait à Jons près de Jonage à 14 kilomètres au nord-ouest de Vaulx-en-Velin. Sa longueur est de 15,6 kilomètres, et il se déverse dans le Rhône après un passage dans l’usine de Cusset. Le Rhône a été finalement domestiqué pour le plus grand bonheur des Vaudais.

 

Le terme inondation fait traditionnellement référence au débordement d’un cours d’eau, le plus souvent en crue, qui submerge les terrains voisins. Il est souvent étendu aux débordements d’ouvrages artificiels tels que retenues ou réseaux d’assainissement.

Elles peuvent avoir de nombreuses causes, cumulables ;

  • causes naturelles, liées aux aléas climatiques et phénomènes météorologiques attendus (la mousson en Inde par exemple) ou à un événement naturel (glissement de terrain) qui empêche l’écoulement habituel de l’eau ;
  • causes anthropiques directes ; le drainage, l’irrigation, l’imperméabilisation et la dégradation des sols, certaines pratiques agricoles intensives peuvent accélérer le ruissellement de l’eau et en limiter l’infiltration.
  • causes humaine indirectes liée aux modifications climatiques globales (émissions de gaz à effet de serre qui entraine la fonte des glaciers et qui provoque une montée des mers, océans, lacs, etc...

Les inondations résultent d’un certain nombre de conditions météorologiques. On en distingue trois grands types :

  • lentes (inondation étendue) ; comme les crues du Rhône en 2003, faisant suite à une longue période pluvieuse.

  

  • brutales (crue-éclair) : après un orage violent ou un ou deux jours de fortes pluies sur sol sec, certaines inondations peuvent violemment endommager les champs, villages et villes, ainsi que de nombreuses infrastructure, comme à Florence en 1966 où l’eau a envahi de nombreux quartiers de la ville, des édifices prestigieux et détruit de nombreuses œuvres d’art entreposées dans les sous-sols des Offices.
    Elles peuvent être torrentielles comme en France à Nîmes en 1988 ou à Vaison-la-Romaine en 1992 ; elles s’accompagnent alors souvent de coulée de boue ou glissement de terrain.

  

  • des inondations marines peuvent être dues à un tsunami, une rupture de digue ou d’écluse, ou à des conditions météorologiques exceptionnelles (ex : tempête venant de la mer + dépression importante + grande marée) .

   

 

Photo n°2 : L’inondation de 1896 - 70.2 ko


 


Quand le Rhône monte…l’homme riposte et se défend
En 1856 (31 mai - 1er juin), le Rhône rompt les digues en amont de Lyon et envahit la rive gauche. Le pont Lafayette, la passerelle du Collège et au loin le pont Morand résistent péniblement, mais les quais eux-mêmes sont submergés. Les immeubles des quais en maçonnerie résistent mais les maisons de pisé des Brotteaux et de la Guillotère s’écroulent par centaines. On décompte 19 morts.
Napoléon III se rend à cheval visiter les lieux du sinistre. A toute chose malheur est bon. Quelques semaines plus tard, la décision est prise de trouver un système de défense efficace contre les crues. : les quais deviendront des digues insubmersibles.
 

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