A l’école Jean VILAR...
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Juin 2008, c’est pas la fête...
mercredi 25 juin 2008
par Gilbert Giraud
popularité : 1%

 

Juin 2008, c’est pas la fête...

 En juin 2008, ce n’est pas la fête...
Il n’y aura pas de fête....
Et ce n’est la fête de personne... 
Mais ce n’est pas la faute de personne...
C’est la faute de personneS.
Plusieurs personnes....

Cette fête de juin 2008, ceux qui l’ont annulée, supprimée, rayée, ce sont les membres du conseil des maîtres. Tous les enseignants se sont réunis et ont discuté avant de décider. Mais comment en sont-ils arrivés là ?    En tout cas, ils n’ont pas de regret d’avoir pris cette décision : il fallait le faire. Il fallait donner un bon coup sur la table (on ne peut plus en donner "sur les doigts"), un vrai coup de pied dans la fourmilière, une bonne claque sur les habitudes, une belle torgnole aux traditions...
Il fallait un  un vrai   !!! Tous ceux qui s’occupent des enfants de l’école n’ont pas honte non plus d’en être arrivés là et ils ont la sincère conviction de pouvoir compter sur la compréhension de la très grande majorité des familles.
N’oublions pas, par exemple, que des mamans d’élèves font partie de ces personnes qui sont avec les gosses dans l’école : elles font des activités le soir, à l’étude, et elles ont aussi bien vu que les "choses" n’allaient pas sur la bonne route.
Les coups "pour rien", les insultes incessantes, l’agressivité, l’insolence, le non-respect des règles élémentaires de vie en collectivité, le non-respect des adultes............
TROP ! TROP ! TROP ! Non, c’est TROP !!!
Les élèves ont changé, la société a changé et elle continue à changer : les comportements des enfants ont évolué mais très peu de sociologues soutiennent la thèse d’une amélioration générale. Ce que l’on entend le plus souvent ce sont les expressions du type "ils n’écoutent plus", "ils sont déchaînés", "ils n’ont peur de rien ni de personne", "ils sont pourris-gâtés", "c’est infernal", "on n’arrive plus à les contrôler", "ils se croient tout permis", "tout leur est dû"..... Ce ne sont pas que les enseignants qui disent cela, c’est la population presque entière (il reste toujours une partie de gens qui se ferment les yeux pour ne pas avoir à penser ou à réagir. A l’école, nous sentons encore plus ces changements d’attitude sur la majorité des gosses mais ce qui est grave actuellement c’est le constat que cette dégradation touche des gamins que l’on croyait préservés et protégés. On appelle cela les mauvaises fréquentations, les influences néfastes, les copinages nuisibles, les modèles à ne pas reproduire, les exemples dangereux.
Cette petite gangrène insidieuse est guérissable mais nous devons prendre le taureau par les cornes, vous et nous, pour eux.
Chacun de nous doit impérativement et de toute urgence revenir à des notions simples, à des valeurs constantes . Exemple : si chacun de nous tous est d’accord pour bien préciser que l’école est un lieu de savoir, de connaissances mais aussi un espace de vie en collectivité, nous aurons posé de bonnes bases. Les gosses viendraient le matin pour travailler, pour apprendre, pour écouter attentivement, pour obéir et pour se comporter en citoyen (même en étant au cours élémentaire). Si le respect est une valeur que l’on peut partager tous ensemble, nous aurons fait une partie du chemin : les gamins n’arriveraient pas à l’école avec cette agressivité violente, avec ce vocabulaire de plus en plus vulgaire et ordurier, avec ces insultes qui commencent chaque phrase, avec cette idée que rien ne peut leur être ni refusé ni interdit, avec cette certitude qu’ils ne sont jamais en faute, avec cet aveuglement qui les pousse à penser qu’ils peuvent et doivent parler à une maîtresse comme à une copine. On nous reproche parfois de ne pas assez punir, de ne pas être assez sévères : nous punissons, nous ne laissons rien passer et pourtant la situation s’aggrave. Nous ne pourrons jamais venir à bout de cette maladie contagieuse si nous ne prenons pas les mêmes mesures de prévention et si nous ne prenons pas les mêmes doses d’antibiotiques. Il faut absolument que vous soyez derrière nous souvent, mais toujours à côté : ce combat et cette lutte, nous devons les conduire ensemble obligatoirement, pour le bien et l’avenir des enfants.

Chers parents, nous n’avons pas le droit de laisser vos enfants continuer à se conduire de la sorte, ce n’est bon pour personne et surtout pas pour eux. Tous ensemble (ce n’est pas inutile de le rerépéter), il faut que l’on avance sur le bon chemin, celui de la vie citoyenne, celui de l’humanisme, celui de la paix et du respect.

Certains parents d’ailleurs ne nous rendent pas les choses faciles : ils ne sont pas nombreux mais leur rayon d’action est puissant. Deux papas, trois mamans (chacun les a déjà en photo..) et ça suffit pour enflammer des situations qui auraient pu se régler autrement . Nous avons toujours fait preuve d’écoute auprès des familles et 98% d’entre elles nous rendent cette confiance . Et 2% se permettent de nous accuser sur la base de mensonges, se permettent de contacter l’Inspecteur de Circonscription sur la base de témoignages faux et se permettent de nous insulter gravement (et devant des témoins). Aucune raison de ne pas vous donner les citations exactes de phrases que l’on a pu recevoir : à une maîtresse c’était un papa avec le célèbre "va te faire e....." et au directeur une maman avec le fameux " n..... ta mère ". (On a d’autres exemples).

Ne nous en veuillez pas mais nous avons le sentiment de ne pas mériter cela même de la part d’esprits dérangés.
Nous ne portons pas plainte, ce n’est pas la peine, la police ne soigne pas....

Vous nous connaissez, vous nous voyez, vous nous parlez... Nous sommes tous là entre 11h30 et 13h30, nous sommes là tard le soir, nous faisons de gros efforts, nous organisons des sorties le samedi et des fois le dimanche, des maîtresses enceintes de 8 mois partent en séjour-camping avec la classe durant une semaine... nous venons à l’école avec le sourire, avec la foi, le courage, l’envie. Quand des familles ont des soucis, on essaie de les aider, de les soutenir.

Et certains voudraient se faire cirer les chaussures sous prétexte que nous avons du cirage... Ils rentrent dans la cour, ils veulent montrer qu’ils se prennent pour des caïds, ils veulent régler leurs comptes, ils se croient en terrain conquis ! 
NON ! NON ! NON ! c’est TROP !!!
Que faut-il faire ? Interdire l’entrée à tout le monde, fermer toutes les portes et les portails, nous caroubler, nous protéger ? Tout ça à cause de 6 énergumènes irresponsables sur 300 personnes raisonnables.
Pardon, mais nous disons encore plus fort NON ! NON ! NON ! c’est TROP !!!

Alors oui, c’est aussi leur faute et peut-être (hélas) ils ne s’en rendront même pas compte. Nous savons tous qu’à Vaulx-en-Velin, c’est ce 2% qui pourrit un peu la vie et nous osons le dire aussi pour l’école.

Nous sommes déçus pour les enfants et les familles qui ne sont pas concernés par ce que nous venons de dénoncer avec sincérité et force. Nous comprenons leur peine et nous espérons qu’ils croiront à la nôtre. 

Sachez aussi que nous continuerons encore et toujours à lutter de toutes nos énergies pour offrir une école efficace, juste, gaie et respectueuse à vos enfants, à nos élèves qui sont aussi un peu nos enfants....

 

 

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Messages de forum :
Juin 2008, c’est pas la fête...
jeudi 26 juin 2008
par Mme NIEMIEC
Voilà... Tout est dit.


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