A l’école Jean VILAR...
Accueil du site56 . Notre quartier, notre ville, Vaulx-en-Velin.L’école dans le quartier.Les rues, places et avenues du quartier.le Mas du taureau, place Guy Môquet.Ses écrits et la Lettre.
Dernière mise à jour :
dimanche 20 mars 2016
Statistiques éditoriales :
794 Articles
92 Brèves
11 Sites Web
100 Auteurs

Statistiques des visites :
75 aujourd'hui
166 hier
403737 depuis le début
   
Ses écrits, la Lettre de Guy Môquet.
vendredi 23 novembre 2007
par Gilbert Giraud
popularité : 14%

 

Ses écrits, la Lettre de Guy Môquet.

Ses écrits :

Quand Guy Môquet est arrêté, il a sur lui un poème engagé, évoquant trois de ses compagnons de lutte incarcérés avant lui :

« [...]
Les traîtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
[...]
Pour vous sortir de la prison
Pour tuer le capitalisme
[...] »

Le poème est parfois qualifié de « Poème de Guy Moquet ». Ce document, écrit de sa main sur une feuille de cahier d’écolier sert de preuve à la police pour son inculpation d’infraction au décret Daladier du 26 septembre 1939 .

Tout au long de sa détention, de Fresnes à Châteaubriant, Guy Môquet écrit un certain nombre de courriers à sa famille proche.

Sa lettre la plus célèbre est celle qu’il écrit le jour de sa mort , dont on possède deux vestiges : un exemplaire écrit à la plume, retrouvé dans les affaires de son père et un exemplaire écrit au crayon retrouvé en 2002 dans les affaires de sa mère, qui sont entrés respectivement en 1992 et juillet 2007 dans les collections du musée de la Résistance Nationale de Champigny-sur-Marne[27],[28],[29]. Le conservateur du musée assure que la version au crayon est l’original.

« Ma petite maman chérie,
Mon tout petit frère adoré,
Mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! [...]
Guy »
Fac-similé de la planche
Fac-similé de la planche

La phrase : « Les copains / vous qui restez soyez dignes de nous ! Les 27 qui vont mourir », généralement indiquée en post-scriptum comme « dernières pensées » dans les retranscriptions, mais qui ne figure pas dans la lettre de Guy Môquet à sa famille, est une inscription figurant sur une planche de la baraque 6 où furent consignés les otages juste avant leur exécution. À propos des premières étapes de la conservation des inscriptions sur les planches de la baraque, voir le chapitre : « élaboration de la mémoire ». Depuis 1948 les planches sont conservées par le musée de l’Histoire vivante à Montreuil.

Quarante-huit femmes étaient arrivées dans le camp de Châteaubriant dans le courant du mois de septembre 1941. Le camp des femmes est séparé de celui des hommes par une palissade, mais les contacts sont possibles. Le camp P1, celui avec les premiers arrivés, était séparé du camps P2 dans lequel avaient été installées les femmes, par une barrière (haute de 1,50 m) doublée d’un grillage. Les jeunes gens de chaque camp firent connaissance à travers cette « frontière » permettant les échanges et une très grande camaraderie se développa. Guy tombe amoureux de l’une d’entre elles âgée de 17 ans, Odette Lecland, qu’il surnommait « Épinard »] Il lui écrit un billet à la veille de son exécution, qu’un gendarme lui remet par la suite.

 

Arrêtée le 13 août 1941 avec un groupe de dix-sept jeunes dont elle était la seule fille, elle parvient à s’évader trois ans plus tard. Actuellement, Madame Odette Nilès est présidente de l’Amicale de Châteaubriant . Interviewée par Libe-Labo en octobre 2007 , elle déclare que la lecture tous azimuts de la lettre de Guy à ses parents, c’est « dévaloriser la valeur de ce qu’était Guy Môquet » et que celui-ci « serait fou de voir tout ce que l’on peut faire en se servant de son nom. »

La lettre :

Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941.

"Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,
Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime"

 

 

Répondre à cet article
Articles de cette rubrique
  1. Ses écrits, la Lettre de Guy Môquet.
    23 novembre 2007