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La rééducatrice.
lundi 26 mars 2007
par Gilbert Giraud
popularité : 4%

La rééducatice :  

Aides spécialisées à dominante rééducative .

En France, les "enseignants chargés d’aides spécialisées à dominante rééducative", communément appelés "rééducateurs de l’Éducation nationale" ou "maîtres G", sont des professeurs des écoles ayant bénéficié d’une formation supplémentaire diplômante après plusieurs années d’exercice en qualité d’enseignant non-spécialisé. Il existe des maîtres G dans l’enseignement public et dans l’enseignement privé.

Place dans l’institution :

Les rééducateurs de l’Education nationale interviennent généralement dans les écoles maternelles et élémentaires ; ils font alors partie des "réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté" (RASED) qui comprennent également des psychologues scolaires et des enseignants chargés d’aides spécialisées à dominante pédagogique (appelés communément "maîtres E"). Certains exercent dans un établissement spécialisé ou un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP).

Fonction :

Avec les enfants, les rééducateurs de l’Éducation nationale utilisent principalement la médiation du jeu à des fins d’ajustement des comportements, d’amélioration de l’autocontrôle des émotions ou des pulsions, d’instauration ou de restauration de l’estime de soi et du désir d’apprendre. Ce travail à l’interface des sphères affective et cognitive aide l’élève à s’adapter aux exigences du milieu scolaire et à entrer avec plus d’efficacité dans les apprentissages. La fonction de rééducateur de l’Education nationale française présente de fortes similitudes avec celle de "play therapist" dans les pays anglo-saxons (voir en :Play therapy).

Les rééducateurs de l’Education nationale prennent les élèves individuellement ou par petits groupes de trois ou quatre. Les rééducations durent souvent une année scolaire, mais peuvent également être plus courtes. Les décisions de prise en charge sont généralement prises à l’issue d’une réunion de synthèse regroupant le personnel du RASED ; l’accord des parents est requis.

Formation et identité professionnelle :

Les rééducateurs de l’Education nationale sont formés dans des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). La formation, sanctionnée par un examen, dure un an ; elle est entrecoupée de périodes d’exercice de la fonction au sein d’un RASED.

Si, pour des raisons en partie explicables par l’histoire de la psychologie clinique en France, les thèses freudiennes tiennent une place significative dans les contenus de la formation, cette référence ne transparaît guère, de fait, dans une pratique étayée pour une bonne part sur une praxéologie propre à la profession.

Bien que la rééducation influe sur les conditions premières de la réussite des élèves, à savoir l’adaptation à l’école et le désir d’apprendre, et tienne par conséquent une place particulièrement importante dans le système scolaire, l’identité professionnelle des maîtres G ne semble pas toujours évidente aux yeux du public, voire des personnels de l’Education nationale. Cet état de fait n’est pas sans lien avec le statut du maître G et la manière dont la fonction a été définie par l’institution. Ainsi, le rééducateur de l’Education nationale appartient à un corps enseignant (celui des professeurs des écoles), il est appelé dans les textes réglementaires "enseignant chargé d’aides spécialisées à dominante rééducative" alors qu’en réalité il n’enseigne pas. Il n’est pas recruté avec un diplôme universitaire de psychologie bien qu’un nombre significatif d’enseignants du premier degré non-spécialisés en dispose et que les fondements théoriques de son métier se situent nettement dans ce champ disciplinaire. Sa formation initiale telle qu’elle est définie par les textes réglementaires n’inclut par exemple que des "éléments essentiels de psychopathologie" et ne se différencie pas sur ce point (du moins dans la réglementation) de celle prévue pour d’autres catégories de personnels spécialisés assurant eux clairement des fonctions d’enseignement ; s’il l’estime utile, le rééducateur doit souvent acquérir ces connaissances complémentaires par la voie de l’autodidaxie. L’institution affiche donc une distanciation relative de la rééducation par rapport à la psychologie clinique (et aux diverses thérapies qui lui sont liées), bien que l’objet du travail du maître G se situe dans les domaines de l’affect et du comportement ; la non-qualification en France de la rééducation comme "thérapie", contrairement à l’usage dans les pays anglo-saxons où l’on n’hésite pas à utiliser le terme "play therapy" pour une pratique similaire, est l’un des révélateurs de ce positionnement (il convient de noter que, bien souvent, dans les milieux éducatifs français, le terme "psychothérapie" - et même "thérapie", lorsqu’il s’agit du domaine affectif et comportemental - renvoie exclusivement à la pratique psychanalytique freudienne). Ainsi, l’identité professionnelle du maître G a plus été modelée par l’histoire de l’institution et, hypothèse plausible, par son souci d’éviter des rivalités corporatives (avec les psychologues, les psychothérapeutes, les psychanalystes) que par la nature même de la fonction. La prévalence probable, dans ce domaine, des contraintes procédant de la nécessité d’un fonctionnement non-conflictuel de l’institution (choix compréhensible compte tenu du contexte) sur l’utilité fonctionnelle constitue une spécificité française.

 

 

 

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